panneau Escadron de GirondeNotre commune : un village de l’arrière-front

 

Un panneau mémoire a été installé à Saint-Etienne-Roilaye, rue de l’escadron de Gironde (hameau de Saint-Étienne).

Ce panneau, financé par la Communauté de Communes des Lisières de l’Oise (CCLO), a été réalisé en collaboration avec la commune.

Désormais, avec Attichy, Chelles, Croutoy, Cuise-La-Motte, Hautefontaine et Pierrefonds, notre commune fera partie d’un circuit mémoire de la guerre 14-18.

Vous serez bientôt conviés à l’inauguration de ce panneau. Mais n’hésitez pas à en prendre connaissance dès à présent. Peut-être en apprendrez-vous davantage sur l’histoire qui a marqué notre commune en septembre 1914.


Le panneau commémoratif de Saint-Etienne raconte ceci :

LA FIN DE L’ESCADRON DE GIRONDE

Escadron de GirondeAlors que le mois le plus meurtrier de la guerre s’achève, la bataille de l’Ourcq s’engage le 7 septembre 1914 avec la 5e division de cavalerie du général Bridoux, remplacé le lendemain par le général de Cornulier-Lucinière. le 2e escadron du 16e régiment de dragons fait partie de cette unité. À cette date, ils ne sont plus qu’une soixantaine d’hommes commandés par le lieutenant Gaston de Gironde, secondé par 4 sous-lieutenants : Calloch de Kérillis, Gaudin de Villaine, Paul de Villelume et Georges Ronin.

Le 9 septembre, l’escadron de Gironde est envoyé sur la route de Soissons, derrière les lignes, pour observer les troupes ennemies. Cerné par les Allemands, Gaston de Gironde décide de rejoindre son unité. L’escadron s’arrête vers Dommiers dans la ferme Chauffour puis, dans la nuit, arrive à la ferme de Vaubéron à Mortefontaine. Gaston de Gironde, averti que 8 Aviatik allemands sont basés non loin, décide d’attaquer. Les sources françaises annoncent leur destruction, l’armée allemande indique en revanche que le lendemain, plus aucun avion ne se trouve sur place. 27 dragons survivent au combat dont 8 blessés. Gaston de Gironde succombera à ses blessures. Sa tombe se trouve au cimetière de Vivières.

Le 10 septembre, les sous-lieutenants Paul de Villelume, 21 ans, et Georges Ronin, 20 ans, quittent Vaubéron avec un groupe de rescapés. Ils s’arrêtent à la ferme de Hautefontaine où ils laissent quelques blessés. Ils repartent dans la nuit mais, cernés par les Allemands, s’arrêtent à Saint-Étienne-Roilaye dans la ferme d’Ernest Bouland. Les hommes reçoivent des vêtements civils. Les sous-lieutenants n’envisagent pas un seul instant de quitter l’uniforme. Le fermier les conduit dans une cave creusée à même la pierre.

Le 11 septembre, les Allemands sont en plein repli, suite à la bataille de la Marne. Au cours de sa retraite, le 3e régiment d’artillerie de campagne allemand emprunte la rue principale de Saint-Étienne-Roilaye (aujourd’hui rue de l’escadron de Gironde). Se croyant découverts, les sous-lieutenants ouvrent le feu blessant gravement un officier et deux artilleurs allemands. Mais ils se rendent, car les Allemands menacent la famille Bouland prise en otage. La ferme est incendiée. On ne sait pas ce que sont devenus les 12 dragons qui accompagnaient les officiers.

Le 13 septembre, le général Joffre annonce que la Bataille de la Marne est une victoire totale pour l’armée française.

Paul de Villelume et Georges Ronin sont conduits à Halle-sur-Saale, près de Leipzig dans un camp de prisonniers. Paul de Villelume s’échappe très vile. Georges Ronin reste prisonnier jusqu’en 1919. Par la suite, tous les deux s’engageront dans l’aviation. Ils participeront à la Seconde Guerre mondiale et termineront leur carrière comme généraux de brigade. Georges Ronin meurt à Paris le 8 mars 1964. Paul de Villelume meurt le 12 mars 1960 à Perpignan.


 

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